Review

Dans les ténèbres d’un lointain futur, il n’y a que la guerre

Le monde de Warhammer 40 000 n’a jamais été vraiment subtil ; d’ailleurs, ce nouveau titre de Relic Entertainement en est la parfaite incarnation. L’équipe n’en est pas à son coup d’essai, elle nous avait déjà gratifié de l’excellent Dawn of War, un jeu de stratégie en temps réel. Le changement opéré ici est radical, on se retrouve donc avec un shooter à la troisième personne, similaire à Gears of War, mais la similitude s’arrête là car, pour le reste, le jeu est bourrin et linéaire. Suivez le guide…
Loin dans le futur, dans la peau d’un Ultramarine, le capitaine Titus, vous devrez vous rendre dans le monde-forge de Graïa envahi par les orks, et dont vous devez reprendre le contrôle pour éviter qu’ils ne mettent la main sur les armes que Graïa produisait.

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This is Imperium

On ne va pas vous refaire l’histoire du jeu de plateau de Games Workshop, mais sachez qu’il s’agit à l’origine d’un jeu de stratégie avec des figurines. L’univers est ultra riche, cela fait plus de vingt ans que l’éditeur le peaufine à coup de livres de jeu, romans et même un film ! Si vous ne connaissez pas encore, nous vous enjoignons à découvrir la licence sur un des multiples sites qui lui sont dédiés ou plus simplement chez un ami qui collectionnerait et jouerait au jeu.
Mais pour Space Marine, Relic s’est attaché à retranscrire au mieux l’ambiance des combats rapprochés, et ce n’est pas la pseudo-morale que nous prodigue le héros qui remontera le niveau. Ici, aucune place pour la philosophie ou la sagesse ; dès l’introduction, les moments de bravoure s’enchaînent, notre Ultramarine s’envole pour aller au corps à corps contre un vaisseau ork. Il en sera ainsi tout du long, du brave, du couillu et surtout du suicidaire.

du brave, du couillu et du suicidaire


Des cou-cou… des cou… des couloirs !

warhammer 40000 space marine screenshot 2 0900064985 300x168 Warhammer 40 000 Space Marine : la critiqueAucun embranchement, aucune recherche, aucune énigme, rien mis à part du combat couillu et quelques cinématiques pour mettre en appétit, en faisant plaisir à notre ego viril. On a rarement joué à un jeu aussi linéaire ; c’est simple, Final Fantasy XIII passera pour un monument de liberté à côté.
On est constamment encouragé à se découvrir pour combattre les peaux vertes, aucune fonction n’est dédiée au couvert. Les ennemis nous arrivent par vagues successives de centaines d’orks, gobelins et autres squigs kamikaze, l’arme la plus efficace restant dans ces cas-là l’épée-tronçonneuse et on utilisera plus rarement le bolter (arme de poing à distance). Le blindage de l’armure est régulièrement mis à l’épreuve, ce qui nous oblige à courir tel Benny Hill pour revitaliser nos boucliers de combat. La couardise n’étant pas une des vertus prônées par l’empereur, le vernis de respectabilité de l’ambiance en prend donc un sacré coup. Ils auraient pu penser à inclure quelques combo de bon aloi, histoire de varier les plaisir, mais non, on restera à bourriner le bouton tout du long. Ostéopathes, gare à vous !

C’est un jeu bourrin qui s’assume comme tel, on ne sera donc pas non plus surpris de découvrir un mode en ligne des plus pauvres, ne proposant que deux modes de jeux, « Deathmatch » par équipes et « Domination », le tout avec cinq pauvres terrains, et on ne vous parlera pas du manque de serveurs dédiés.
Si le titre peine à convaincre le joueur moyen, les défauts de jouabilité étant trop criants, le fan hardcore de la licence, lui, sera aux anges, le design et l’ambiance du jeu de plateau original ayant été scrupuleusement respectés.



About the Author

Christophe Seoane
Co-fondateur de Mystery Machine Editions et rêveur infatigable.