Review
La croisée des genres ?
our tout vous dire, d’entrée de jeu, non. Présenté comme un mélange de Dante’s Inferno et Assassin’s Creed, il reste dans les faits cantonné au genre du premier. Ce n’est pas un mal car il est très bon dans ce genre, suivez le guide !
The Cursed Crusade nous place dans la peau de Denz de Bayle, fils d’un croisé qui n’est pas revenu de la croisade menée par Richard Cœur-de-Lion. Il se lance donc à corps perdu dans la nouvelle qui s’annonce pour tenter de le retrouver, non pas que le héros ait un grand cœur, bien au contraire, mais son père a tout pris avant de partir, il compte donc bien tout récupérer !
Sur son chemin, il va rencontrer Esteban Noviembre, un voleur et profiteur plus vieux que lui. Ils découvriront qu’ils sont atteints d’une malédiction qui leur permet d’échapper à la mort, qui les poursuit pour avoir sont dû : leurs têtes !
L’action prend place au cœur de la quatrième croisade, et l’on y croisera les différentes figures notables de l’évènement. Toute la trame scénaristique est extrêmement bien documentée et on a plaisir à assister aux événements historiques par l’intermédiaire de cinématiques nombreuses et bien mises en scène.
Baston !!!!
Point fort du jeu, il nous présente une jouabilité à la fois complexe et simple. Complexe, car nous avons pléthore d’options à notre disposition. Nous avons droit à un arsenal de 130 armes divisées en différentes catégories : tranchante, hast (lance…), contondantes (masses…) et enfin de distance. Avec cela, nous avons des arbres de techniques à débloquer, propres à chaque style de combat. Maintenant, si on ajoute les parades, contre-attaques et blocages, c’est très complet mais dans la pratique c’est autre chose. Il suffit juste de bourriner en cadence sur la touche d’action adéquate et de temps à autre, d’appuyer sur la bonne touche qui s’affichera à l’écran. Si l’adversaire se protège trop, il faut surtout ne pas oublier de donner un coup pour casser sa garde. L’autre chose qui vous fatiguera rapidement, c’est la fragilité des armes, elles ne tiendront pas plus de 3 coups ; le cœur du jeu étant le carnage, il devient rapidement pénible de toujours devoir ramasser la première arme qui vient. Cela casse aussi l’envie de développer les techniques car l’on n’aura pas l’occasion de se perfectionner suffisamment longtemps.
Il existe aussi un mode deux joueurs sur un même écran (divisé en deux) ou en réseau qui permettra de pouvoir jouer Esteban. En temps normal, il n’est pas un boulet, il sait se battre et bénéficie d’une IA pas trop idiote qui lui permet de bien vous assister, chose appréciable, il ne se mettra donc pas entre vous et votre cible.
Ligne droite
Linéaire, il l’est assurément, les différentes aires de combats ne sont pas complexes pour un sou et sont relativement petites. Il n’y a bien sûr pas grand-chose à y faire, si ce n’est trucider et rechercher des mécanismes. Plus rarement, l’action change et l’on se retrouve en enfer ou alors des QTE (Taper au bon moment sur une touche à la manière de Heavy Rain). Le jeu est ultra linéaire, rappelant ainsi les bons vieux jeux de baston du type Street of Rage et Final Fight, de l’arcade bien débridée.
Le jeu a été énormément saucissonné, 36 niveaux disséminés en 5 chapitres et chacun entrecoupé de cinématiques, ce qui nous laisse largement le temps de souffler entre deux combats et de profiter du très agréable scénario. Les différents lieux ont été minutieusement modélisés, l’ambiance musicale travaillée et le doublage est des plus réussis avec des dialogues savoureux.
On notera aussi la présence de certains bugs fâcheux, comme des téléportations de personnages ou d’autres qui finissent coincés, mais cela est certainement dû à la version test de ce jeu. On reste persuadé que cela sera corrigé avant l’arrivée de
celui-ci en boutique.
The Cursed Crusade est un bon jeu d’action, mais entaché de défauts comme la linéarité et une jouabilité qui aurait mérité d’être étoffée. Dommage qu’il sorte à un moment de l’année où d’autres hits trustent le haut du panier et sauront à coup sûr vous le faire oublier. Si vous le voyez, essayez-le et adoptez-le !





