Horizons fantastiques
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Mag

24 octobre 2011

A la rencontre de Johan Heliot

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Écrivain français de la nouvelle génération, auteur dithyrambique aux multiples facettes qui vont du steampunk à la science-fiction spéculative, nous l’avons rencontré a l’occasion de la sortie de « Création« , un roman sorti aux éditions J’ai Lu pour la prestigieuse collection Nouveau millénaire.

Horizons fantastiques : Est-ce que vous pouvez vous présenter un peu, et quel est votre parcours ?

J’ai une formation d’historien et j’ai été quelques années prof d’histoire-géo et de français dans un lycée professionnel ; je l’avais choisi d’ailleurs, je n’avais pas été nommé contre ma volonté. En parallèle, grand lecteur de SF depuis l’adolescence, j’ai commencé à écrire des nouvelles de science-fiction au tout début des années 90 pendant une dizaine d’années. Je suis passé aux romans autour de mes trente ans en 2000. Voilà plus de dix ans que j’enchaîne des romans de fantasy, science-fiction, fantastique, thriller… Je n’ai enseigné que cinq ans et je ne fais qu’écrire depuis bientôt 8 ou 9 ans.

HF : Comment expliquez-vous un tel rythme d’écriture ?

JH : C’est qu’en moyenne, j’écris 4 ou 5 livres par an, mais cela inclut certains livres jeunesse très courts, donc c’est pas quatre ou cinq pavés dans l’année. Mais mes modèles dans les anciens, c’est Pierre Pelot, Jean-Pierre Endrevon pour ne parler que des français, des gens qui ont écrit des dizaines et des dizaines de romans. Pour moi c’est normal, on est auteur, on n’arrête pas d’écrire. Maintenant je ne fais plus que ça, c’est tous les jours, et en écrivant quelques heures seulement chaque jour, on arrive à écrire suffisamment de pages dans l’année pour faire quatre cinq romans. Je trouve cela normal, je ne suis pas le seul dans ce cas-là, je pense qu’un collègue comme Fabrice Colin en écrit encore plus que moi, d’ailleurs. Quand on ne fait que ça, les projets s’enchaînent et ça commence à faire une belle bibliographie. Un de mes modèles anglo-saxons, Donald Westlake, a publié des dizaines, voire des centaines de polars sous plusieurs pseudonymes. Ou, en science-fiction, quelqu’un comme Silverberg. Je ne trouve pas ça exceptionnel d’écrire 4 ou 5 livres dans l’année. C’est un peu dans la tradition des auteurs de littérature populaire, d’après-guerre, les auteurs de la série noire ou autres écrivent beaucoup. Moi, je me place dans cette filiation-là, même si c’est pas le même genre de bouquins que j’écris et même si, hélas, ils ne sont plus des auteurs populaires comme ce fut le cas il y a quelques décennies. Je ne pourrais pas rester plusieurs semaines sans avoir une histoire à écrire.

HF : Pourquoi ne faire que du fantastique ou de l’uchronie ?

JH : Je fais essentiellement de la science-fiction, même s’il y a plusieurs sortes de science-fiction : de l’uchronie ou de l’anticipation, un peu de fantasy historique, du fantastique au sens large, j’ai fait une une ou deux incursions dans le polar ou le roman horrifique, mais c’était plus une question de thème. Il y a des sujets qui s’imposent alors au gré de l’actualité de mes autres lectures, et après, ces thèmes sont accueillis dans une collection et selon la ligne éditoriale de la collection, ça va donner un récit fantastique science-fiction. Il n’y pas de calcul a priori, c’est ce que j’aime lire, c’est ce que j’aime voir, c’est donc ce que j’aime écrire. Il ne m’est jamais encore venu a l’esprit de sortir de la SF et de la fantasy et de raconter un autre genre d’histoire, cela viendra peut être mais pour l’instant rien.

HF : Quel sont les auteurs qui vous inspirent le plus ?

JH : Alors ce sont les grands maîtres de l’âge d’or de la science-fiction. Quand j’étais ado, c’était Silverberg, Asimov, Jack Vance, énormément Dick, voila pour les grand classiques anglo-saxons. En France, j’avoue que j’ai découvert plus tard mes prédécesseurs. J’en parlais tout a l’heure, Andrevon, Pierre Pelot dans sa période science-fiction dans les années 70-80. Sinon je suis pas mal lecteur de romans noirs et de polars, pas mal d’auteurs de séries noires, en France celui que j’adore par-dessus tout c’est Jean Amila et Donald Westlake pour les anglo-saxons. Et pas mal d’auteurs plus récents de polars, James Crumley, Ken Bruen, Jason Starr. En fait, je lis beaucoup plus de romans noirs que de romans de science-fiction actuellement. J’ai eu ma période Stephen King, Clive Barker.

HF : Quels sont vos films favoris ?

JH : Je dévore énormément de DVD, alors j’aime plein de choses, je suis très slashers et films d’horreur, j’adore la grande époque des classiques à partir des années 60-70. Pour les premiers Tobe Hooper, les premiers Romero, pour moi, ça reste des indémodables. J’adore les séries B, que ce soit en polar ou en horreur. Sinon je suis très fan aussi du cinéma français des années 30 et 40 pour les Carné, Prévert, Gabin et les films avec Louis Jouvet, j’adore ça. Je suis très éclectique. J’adore aussi les westerns classiques. J’aime aussi, je vais oser le dire, le cinéma d’auteur français contemporain, des trucs plus branchouilles. Je suis très bon client de beaucoup de cinémas !

HF : Si un de vos romans était adapté au cinéma, ce serait lequel et pourquoi ?

JH : C’est un peu une question piège, il y a le tout premier, La lune seule le sait, comme steampunk qui mettait Jules Verne en scène, que j’avais envoyé sur la Lune avec un vaisseau extraterrestre. J’aimerais bien voir ce que ça donnerait a l’écran. Je pense aussi à un de mes titres en jeunesse qui se passe dans des camps de rééducation d’adolescents difficiles, pour lequel je m’étais beaucoup inspiré de la série Le Prisonnier pour le décor. J’aimerais bien voir ce que cela pourrait donner aussi. En fait, j’ai une écriture assez visuelle, comme je dévore beaucoup de films. Quand j’écris, j’ai des scènes précises et des mouvements de caméra en tête, donc à la limite je crois que la plupart de mes bouquins sont tellement visuels que l’adaptation, au-delà des questions de budget, pourrait être possible. J’aimerais tous les voir adaptés mais je ne rêve pas trop, car il faut remonter loin pour trouver des exemples d’auteurs français de science-fiction adapté à l’écran.

HF : Est-ce que vous jouez, et à quoi ?

JH : Alors là, on va remonter à l’époque des dinosaures ! A l’époque de ma pré-adolescence et de mon adolescence, j’étais un grand amateur de jeux vidéo, mais pour tout vous dire, la dernière fois que j’ai joué à un jeu vidéo, c’était sur Commodore 64. Donc j’ai dû arrêter en 84 ou 85. Mais après, je suis plutôt devenu un lecteur obsessionnel. J’ai pas pu suivre quand les premiers PC familiaux sont arrivés. Je me suis complètement déconnecté du monde du jeu vidéo. J’ai un peu peur de m’y remettre d’ailleurs, parce que c’est tellement addictif et je me connais, si je replonge… Les journées ne font que 24h et comme j’aime déjà beaucoup le cinéma, la lecture et l’écriture, je ne sais pas où je trouverais le temps. J’en suis resté à la préhistoire du jeu vidéo, cette époque où on s’échangeait des disquettes géantes à tire-larigot, tous les jeux qui sortaient. Ça me fait rire, le débat sur le piratage de la musique et tout ça, parce qu’à cette époque-là, personne n’achetait quoi que ce soit et ça choquait personne. Avec les copains que j’avais au collège, on accumulait des centaines de jeux. On partageait, oui. Quand l’un de nous chopait une copie pirate quelque part, le premier réflexe c’était de la copier pour le copain. Mais ça générait pas des débats de société, comme aujourd’hui. Les enjeux étaient peut-être pas les mêmes, je sais pas.

Une question que l’on pose souvent : Pourquoi les elfes sont-ils aussi charismatiques et pourquoi ont-ils autant de succès auprès du lectorat ?

JH : Voilà une question qu’elle est bonne ! Déjà, je me rendais pas compte que les elfes étaient aussi charismatiques que ça, moi je n’en ai jamais mis aucun dans un mes livres, donc pour le coup, eh ben… j’en sais rien. Tiens, un peu de psychologie à deux balles : est-ce que l’aspect sensuel de ces créatures n’éveillerait pas la libido du lecteur adolescent, je ne sais pas. Cela dit, je n’en ai jamais comme personnages et je lis très peu de fantasy… Joker, désolé ! (rires)

9782290032701 A la rencontre de Johan Heliot

HF : Pourriez-vous présenter le livre brièvement ?

JH : En quelques mots, c’est une tentative de concilier la foi et la science. C’est probablement un projet aussi vieux que la science-fiction en elle-même, puisqu’il s’agit de montrer les passerelles qui existent entre certaines communautés religieuses, en l’occurrence certains créationnistes mais qui acceptent l’évolution, simplement en se disant que derrière la Création de l’univers, il y a malgré tout une intelligence, qu’ils n’appellent pas Dieu mais qui serait une intelligence métaphysique à la base de la Création. Cette communauté de croyants est assez proche d’une certaine communauté très marginale de scientifiques, de cosmologistes qui eux aussi rejettent la théorie du Big Bang, qui se disent que non, à l’origine de la Création de l’univers, il n’y aurait pas uniquement des causes naturelles, physiques, mais peut-être aussi une intelligence.
Je me suis aperçu au gré de mes lectures – je lis pas mal de magazines de vulgarisation scientifique – que ces passerelles entre deux communautés de purs croyants et de purs scientifiques existaient. La séparation entre les deux existe depuis le XIXe siècle, mais avant, la science et la foi collaboraient, avançaient ensemble, car souvent les plus grands scientifiques étaient eux-mêmes de grands croyants ; c’était aussi souvent des pairs de l’Eglise. Quand on s’intéresse aux marges de ces communautés, on s’aperçoit qu’ils se rejoignent sur bien des points.
Voilà donc, le pari de ce livre c’était d’expliquer, par le biais de la science-fiction, la création de l’univers. (rires) Rien de plus, rien de moins. Le tout en 250 pages.

HF : C’est très ambitieux !

JH : Ah oui, je crois que pour de la vraie science-fiction, il ne faut pas avoir peur de beaucoup d’ambition. Je préfère un livre de science-fiction raté mais avec beaucoup d’ambition au départ, que finalement un texte réussi de science-fiction mais avec des postulats déjà vus et revus, trop réduits.

HF : Pourquoi faire du prospectif cette fois-ci ?

JH : C’était un petit peu un pari personnel, parce que c’est vrai que c’est la première fois que j’aborde cette SF prospective ; il y a un coté « imposé » par la ligne éditoriale de la collection, même si j’avais tout de même carte blanche. C’était un défi, je voulais savoir si j’en étais capable. Je lis beaucoup de vulgarisation, comme j’ai dit tout à l’heure, mais je ne suis pas du tout scientifique à la base. Je suis d’une formation littéraire, et un historien, donc ça donne beaucoup de sujets que je ne maîtrise pas du tout en sciences, mais j’adore les applications de la science, y compris en astrophysique. Je prends autant mon pied à lire un article de vulgarisation scientifique sur les théories de la construction de l’univers qu’à lire un bouquin de hard science-fiction. Pour moi, il y a autant de vertige, parce qu’il y a autant de choses que je ne comprends pas. D’où ce défi et cette volonté de voir si j’étais capable ou pas, en tant qu’auteur, de digérer certaines de ces théories et de les utiliser pour une de mes histoires.

HF : Et donc, pourra-t-on en voir d’autres, après celle-ci ?

JH : Du coup ça m’a tellement plu, je me suis vraiment vraiment éclaté à faire ce bouquin. Pour l’instant, j’ai des retours super positifs donc je pense poursuivre maintenant dans cette voie-là pour un petit moment. Je ne vais pas faire que ça, j’aime toujours me diversifier, mais je pense que c’est une deuxième étape à ma « carrière ».

HF : Le découpage est assez cinématographique dans vos romans…

JH : Oui, encore plus pour celui-ci. C’était voulu et conscient dès le moment où j’ai bâti le synopsis. Vu l’ambition des thèmes, je ne voulais pas passer par de grandes plages d’exposition, de description, je voulais que ça soit traité comme un thriller, je dirais même comme une série télé, comme 24h chrono ou autre… Je voulais qu’on croise des points de vue, que ça soit rapide et que ça commence dans l’action immédiatement. Je voulais faire passer justement toutes mes explications, tout le côté vraiment spéculatif, métaphysique, pour ne pas ennuyer le lecteur, dans l’action.
Je savais que, d’entrée de jeu, ce projet-là allait être traité de façon concise, rapide ; efficace, je dirais… à la manière d’un thriller. En tant que lecteur, souvent ce que je reproche aux romans de science-fiction quand ils sont écrits par des scientifiques – comme c’est le cas de nombreux auteurs anglo-saxons – ça ne bouge pas vraiment, quoi. Pourtant, je suis très bon client, j’adore ces bouquins-là, je sais pas, les bouquins de Stephen Baxter, par exemple, j’adore mais franchement des fois on passe par des plages de 150 pages où il ne se passe rien, on expose des théories etc. On s’ennuie un peu. Et ça, c’était hors de question pour moi. Et en plus, l’ambition de la collection, c’est d’essayer d’intéresser à cette science-fiction-là le lecteur lambda, des non-spécialistes ou des gens pas du tout amateurs de science-fiction. D’où l’idée, déjà, d’ancrer mon histoire dans une société qui est quasiment la nôtre, c’est après-demain mais c’est des lieux qu’on connaît. Et puis voilà, de ne pas ennuyer le lecteur aussi tout bêtement, ne pas le rebuter en commençant par 50 pages d’exposition.

HF : Dans le livre, vous parlez de créationnisme. Quelle est votre position sur la question ?

JH : Alors à titre personnel, ma position est claire. Pour moi tout ce qui relève du créationnisme, quel que soit le créationnisme abordé, c’est de la foutaise pure et simple. (rires) Je suis athée voire mécréant, à tous points de vue, et c’est évident que dès lors qu’on rejette l’évolution, y a un problème. La géologie est simplement là pour dire le contraire. Je suis un scientiste pur et dur, même si je n’ai pas une formation scientifique. Mais au gré de mes recherches, je me suis aperçu qu’au-delà de la caricature – c’est facile de caricaturer le mouvement créationniste mais il y a effectivement de tout dedans – il y a des personnages que j’ai mis en scène, bien particuliers, qui ressemblent à certains créationnistes : les partisans du « Dessein Intelligent », qui ne sont pas les premiers idiots venus, ce serait trop facile de les réduire à ça. Eux savent très bien que la Terre ne s’est pas créée il y a 5000 ans à telle heure et savent très bien que les dinosaures n’ont pas côtoyé les hommes préhistoriques ou que sais-je… Le créationnisme, à la base, c’est un truc, je pense que c’est un peu dangereux. Il y a eu quelques tentatives récemment d’introduire ça dans certains manuels scolaires, y compris en France. Ça non.
En tout cas, je ne rejette pas les gens qui ont la foi, ça c’est différent.

HF : Quelles ont été vos sources d’inspiration pour ce livre ?

JH : Au départ, quelques articles de magazines scientifiques qui exposaient justement les différentes théories marginales d’explications de construction de l’univers, d’un part, et d’autre part, il y a un petit bouquin d’un chercheur français qui s’appelle Thomas Le Pelletier, sur les créationnistes, un petit pamphlet provocateur assez amusant, Vive le créationnisme, le sous-titre étant Point de vue d’un évolutionniste. Il montre toute la complexité du mouvement et il réussit même à montrer qu’on ne peut pas combattre le créationnisme sous prétexte que ce n’est pas scientifique et à prouver que si, justement, les partisans de l’ « Intelligent Design » ont une démarche scientifique. C’est très amusant et comme je suis tombé par hasard sur ce petit bouquin, c’est parti de là. Je vais mettre en perspective ces deux sources. Ensuite, bien sûr, de la documentation. Une fois que j’ai eu décidé de prendre comme cadre Israël, la question du Proche-Orient, j’ai fait quelques recherches sur le net pour planter le décor, et puis j’ai mixé tout ça.

HF : Ça parle aussi un petit peu de politique, non ?

JH : Oui, en arrière-fond. Voilà, c’est juste après-demain, on est en Israël, donc il y a toujours hélas, l’éternelle question du Proche-Orient et elle est sous-jacente.
Mes personnages y sont confrontés. Ce n’est pas mis en avant. Vu la situation, les enjeux, le décor que j’ai planté, ça devait être évoqué à un moment. J’ai pas voulu faire un bouquin militant…

HF : Le plus important, c’était la Création

JH : Voilà complètement. Comment fonctionne le livre ? Par rapport à un mystère de la Création, on réunit des spécialistes de différentes matières scientifiques, une cosmologiste, un exégète de la Bible lui-même archéologue, une botaniste, un super-informaticien qui a travaillé sur une partie du programme spatial, et tous ces gens-là sont chargés en gros de trouver la vraie explication au mystère de la Création de l’univers et de la Création au-delà, puisqu’ils étudient un extrait du Jardin d’Eden. Du moins, c’est ce qu’ils pensent au début. On s’est amusés à jouer sur tous les sens possibles du terme création.
C’est autant la Création au sens de la Genèse, que la création de l’univers. C’est la même chose au final.

HF : Et pendant la création du livre, justement, est-ce qu’il y a des gens qui vous ont aidé, sur la crédibilité scientifique ?

JH : Non, là, je me suis immergé tout seul dans différents bouquins, sans aller dans le trop complexe parce que n’étant pas de formation scientifique, je trouve vite mes limites. C’est vrai, je n’ai pas eu la prudence d’aller dans les livres trop spécialisés. Pour le coup, j’ai déjà eu des retours de deux scientifiques et, ce matin, j’ai rencontré un prof de physique qui m’a dit que dans les quelques pages où j’expose les théories, pour lui, rien de choquant. C’est bien ça, les mécanismes. Donc je ne me suis pas planté ! J’ai a priori bien digéré les explications. (rires) Bon, comme c’était pas non plus le cÅ“ur du propos… Sur les 250 pages du livre, il y a peut-être une dizaine de pages où je m’aventure vraiment dans les détails de ces explications. Si ça avait tenu sur plus de distance dans le livre, je pense qu’effectivement j’aurais soumis, au moins pour avis et corrections, à un physicien ou à un astrophysicien, enfin j’aurais trouvé quelqu’un pour.

HF : Et pour le côté théologique ?

JH : Non, dans la mesure où je ne crois pas m’avancer énormément… J’avais des sources assez solides dans les bouquins que j’ai consultés. J’ai travaillé sur un bouquin qui s’appelle L’histoire du paradis, d’un historien dont j’ai malheureusement oublié le nom, et qui a travaillé sur la vision du paradis depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. J’ai pu travailler sur les chapitres qui cherchaient une vraie localisation terrestre du Paradis, jusqu’à la Renaissance et même après. Toutes mes citations et mes sources viennent de ce bouquin, très fouillé et suffisamment costaud pour que je n’ai aucun doute. J’ai pas cherché non plus à entrer trop dans les controverses d’exégètes, je me suis quand même posé des limites. (rires)
C’est plus sur l’aspect de quand j’en viens à exposer les théories divergentes de la création de l’univers. Ce sont celles-ci qui m’ont demandé le plus d’implication pour bien les maîtriser moi-même avant de les exposer de manière un peu synthétique. Mais j’ai eu confirmation après coup que ça va, il n’y a pas de contresens… Un prof de physique n’a pas été choqué par ce qu’il a lu, donc ça va, je suis rassuré ! (rires)

Merci !



About the Author

Christophe Seoane
Co-fondateur de Mystery Machine Editions et rêveur infatigable.




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2 Comments


  1. Brestois

    La séparation entre les deux existe depuis le XIXe siècle, mais avant, la science et la foi collaboraient, avançaient ensemble, car souvent les plus grands scientifiques étaient eux-mêmes de grands croyants ; c’était aussi souvent des pairs de l’Eglise.
    Merci de rappeler qu’à une époque foi et raison n’étaient pas jugées incompatibles. La science séparée de la métaphysique conduit à l’impasse. A un jeu de mécano absurde. Evidemment le sujet est complexe et il est malaisé de le résumer à des formules. Sinon, il doit s’agir des « Pères de l’Eglise » et non des « pairs de l’Eglise ». Cdlt.


  2. Brestois

    La séparation entre les deux existe depuis le XIXe siècle, mais avant, la science et la foi collaboraient, avançaient ensemble, car souvent les plus grands scientifiques étaient eux-mêmes de grands croyants ; c’était aussi souvent des pairs de l’Eglise.
    Merci de rappeler qu’à une époque foi et raison n’étaient pas jugées incompatibles. La science séparée de la métaphysique conduit à l’impasse. A un jeu de mécano absurde. Evidemment le sujet est complexe et il est malaisé de le résumer à des formules. Sinon, il doit s’agir des « Pères de l’Eglise » et non des « pairs de l’Eglise ». Cdlt.



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